Autant en emporte
les mots

Souvenirs au goût de
cendres
Le passé une valise
trop lourde
Recroquevillée en
moi-même
je suis morte bien
souvent
Sous les décombres
quelques rêves
calcinés
La braise luit
encore dans mon âme
D’un souffle
l’espoir se ranime
J’écris à l’encre
des blessures
Je me purge le cœur
Passagère
clandestine de ma propre histoire
je n’écris plus un
roman
mais un livre
d’agonie
Le personnage
principal ma douleur
Double existence
celle que je mène
l’autre inventée
Je crache l’encre
pour faire croire
que je suis encore
en vie
Pour me retrouver je
sème des mots
comme d’autres des
cailloux
afin de ne plus
déserter
ni mon nom ni mon
ombre