
Détournement majeur
Heureux qui vers tes cuisses a fait ce doux voyage
Et qui a contemplé ta divine toison
Puis qui s'est abstenu pour diverses raisons
De montrer son désir car il n'avait plus l'âge !
Dis-moi quand te verrais-je loin de mon village
Avec ton œil coquin, qu'elle que soit la saison ?
Et quand pourrais-je humer flottant dans ta maison
Ton parfum envoûtant sans parler davantage ?
Si j'ai cette énergie, c'est grâce à mes aïeux
Qui m'ont légué ce corps et ce front audacieux
Même si j'ai perdu un peu de taille fine !
Car je n'ai pas l'ampleur de ces monstres latins
Qui vont déambulant sur le mont palatin
Ou passer leurs loisirs dans la terre angevine !
Philippe
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