L'épeire

 

 

Les doigts embués par l’aurore

Que la lumière fait éclore,

L’épeire en costume de fée

Tresse ses mailles argentées.

 

Entre barbelés et grillage,

Ou sous le plus tendre feuillage,

Un écheveau entrelacé

Se déroule dans le secret.

 

L’araignée joue avec ses fils

En mouvements souples, subtils

Tout en fredonnant aux étoiles

Elle s’amuse sur ses toiles.

 

En artiste par tous les temps,

Dans le léger souffle du vent,

Elle déroule sa dentelle,

Et se fait fière Demoiselle !

 

Sur son trampoline d’argent

Elle tricote incessamment.

La ravaudeuse de la soie

D’un œil furtif guette sa proie !

 

 

Marie-Josette SARRAZIN

13 octobre 2000

 

 

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