
A
CHACUN SA GARDE-ROBE !
Quand
la nuit met ses chaussons
Et
le jour son pyjama,
La
lune en caleçon
Se
glisse sous les draps.
La
voûte en manteau noir
Lace
au fond de l’armoire
Un
corselet de satin doré
Pour
chaque étoile éveillée.
Les
ombres volent sans chaussures,
Sans
chapeau ni salopette
Mais
se voilent d’une guipure
Et
font danser leur silhouette.
Quand
l’aube met ses chaussettes,
Sa
robe claire, sa chemisette,
Les
ombres se sont évanouies
Délaissant
leur habit, sans bruit.
Marie-Josette
SARRAZIN
Le
1er décembre 2003
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