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Une Vie
 
Quand s'envole tournoyant l'an des quatre
saisons
Au départ mon esprit plein d'interrogations
M' entraînant aux vallées où sont d'autres
versants,
Je me laisse emporter acceptant ces moments...

Mais mon coeur en attache à mes jeunes années,
Quelques images défilent retraçant le passé
Se livrent aux souvenirs de joies et de
tourments,
Où toi et moi c'est sûr étions de fous amants...

Tu m'as fait deux colonnes, tu en es le pilier,
Moi j'étais Babylone, aux jardins parfumés,
Nous avons traversé des écueils, des batailles
Mais nous n'avons jamais lâché le gouvernail...

Ce n'est point très lointain, tous ces flashs de
rêve,
Ce soir pas coutumier, pour toi j' écris ces
vers.
Mais quand s'est transformé, l'amour en la
tendresse,
Bien que je n'ai de toi, jamais une caresse...
Et même séparés a surgi la tristesse,
Ce soir, je me surprends, et sais que le
temps presse,
Terrassée, que tu puisses partir par l'autre
porte...
Hélas d' accord tacite, nous vivons l'un sans
l'autre...

Oh Dieu fasse, que je parte la première car sans
toi,
Si même avons vécu avec des hauts et des bas,
Ma vie n'aurait qu'un sens, te rejoindre
là-haut,
Et peut-être là-bas revivre le plus beau...

Nous avons ramassé bien des ronces et des roses,
En portions la douleur, des mille et une causes,
C'était beau, sentait bon, mais les épines au
coeur
En périodes de quatre ans oubliions la douleur
...

Tu partais, revenais, je n'hésitais jamais....
Croyant pouvoir reprendre les rennes et avancer,
Les enfants s'opposaient en nous aimant tous
deux
Donc après le Divorce, "Re-Mariage joyeux"...

Pour un bail de neuf ans, c'était trop, ce fut
long,
Où ce fit tristement sans aucune intention,
Tous les deux atteints d'incompatibilité
Ça existe ces frontières, et encore de
s'aimer...

Et pourtant, malgré tout aujourd'hui un climat,
Installé l'un sans l'autre, mais tout près l'un
de l'autre,
Toujours ensemble pour fêter joies ou fêtes, tu
es là,
Toi mon Papa Noël, tu te nommes pour moi ...

Tu prépares avec moi ce qu'il y a de meilleur,
Mais n'en ratons pas une, sans que sorte la
rancoeur,
Mais deux minutes après, l'un et l'autre en
approche,
Alors, on se regarde, toi et moi sans reproches.

Ne sachant plus quoi faire pour réparer
l'erreur,
On s'embrasse, se chatouille, et c'est du baume
au coeur...
Ainsi va notre vie, on est là en famille,
Mais avons un cadeau, nos deux petites filles
...

Les hivers les printemps, les trêves et les
batailles,
Devenus monuments qui forment une muraille...
***
Voilà ce que ça donne quand on veut badiner ,
Disant :"Bonjour mignonne": en agitant tes clés
 
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