Le mot
C’est fini
les mots bleus et les gestes
fleuris.
C’est
fini de t’aimer en nouant des
guirlandes
dans tes
cheveux libres comme un vent
d’avril.
Il faut
que sur les lèvres à jamais
mystérieuses
se
trouve le goût du miel d’amour.
Je t’offre la
fraîcheur de ma bouche
Le duvet mauve suspendu dans les
cieux
Et la
douceur lunaire empreinte dans
tes yeux
J’attends
sans révolte et sans plainte
inutile
un vol d’oiseaux bleus
palpitant, bruissant
avides de
lumière si chère à nos
méditations
Mes
pauvres mains ont l’air si
lasses
Je
voudrais fuir bien loin et
refermer la porte
sur cette chambre monotone de
malade
HG
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