Une force d’amour

 

La maison est chaude quand il y a du bois.

La maison goûte le plaisir quand il y a nourriture.

Les enfant rient, dansent parfois.

La vie est belle sous cette couverture.

 

La maman se prive dans un désespoir constant.

Le père insouciant regarde ce théâtre de la vie.

Il espère la déchéance à tout moment.

Il a hâte de gruger la ténacité du défi.

 

 

Chaque jour, un combat à organiser sa routine.

Le silence rageur domine ses émotions vives.

Tenir à tout prix, maintenir cette pauvre cantine

Pour que les jours ne soient pas une dérive.

 

Lutte inégale auprès des gens peu compréhensifs.

Par chance, la bonté veille à adoucir le mal.

Le noir est proche mais le jour pensif

Veille à volatiliser quelque peu le banal.

 

La maisonnée est solide, le cœur se durcit au combat.

Une personnalité qui se décore avec ses maigres forces.

La cheminée crache son amour sans fracas.

Le réfrigérateur fermé, l’honneur s’amorce…

 

André (Épervier)

 

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