Les
mots
m’entourent
dans une
tapisserie de
musique.
Les
rideaux cachent
les mots
d’amour et de
révélation.
De
beaux livres de
poésie
caressent mon
esprit frénétique :
Le
poète comblé
sans aucune
punition.
Je
marche sur un
tapis de
strophes bien
rythmées.
La
musique
m’inspire dans
une joie
admirable.
Je
n’ose froisser
mes livres,
j’aime plutôt
les caresses
D’un
dictionnaire
bien dodu sur ma
table.
La
lampe éclaire
mes idées
parfois
saugrenues.
Le
doux papier dont
le crayon
esquisse l’émotion.
Un
bonheur total où
le cœur n’est
point déçu.
Je
me baigne de
gloire secrète
et d’illusion.
Le
poète oublié
dans sa chaumière
étouffante.
Fin
d’un poème
que l’on
embrasse
avidement.
La
pleine joie de réussir
une création
aimante.
Le
véritable
bonheur d’y
croire pareil à
un dément.
Une
pièce
harmonieuse dans
la richesse du
vocabulaire.
Je
suis drogué
d’alexandrins
dans une folle
d’imagination.
Je
compose, je
compose en des
rimes
populaires.
Les
applaudissements
enchantent ma tête
remplie de
munitions.
Je
cajole sur ma
joue mes livres
vieillots et
empoussiérés.
Un
contact amical
dans un lit d’étagères
réchauffant le
mur.
Emmitouflé
de biographies,
je vois la
mienne dans une
vie lézardée.
Soudainement
je m’endors
par crainte
d’une
rature…
André
Labrosse, Lac
St-Paul, Québec.