

La
rencontre enchantée

Une
gentille dame dans un beau château victorien,
Aux
meubles d’époque, aux tapisseries ornées d’or
Et
d’aisance vivant seule loin de toute civilisation.
Quelques
domestiques meublaient sa présence mais
Les
rapports n’étaient que superflus. Elle
vivait ou
Plutôt
rêvait d’un compagnon qui viendrait lui
Apporter
du plaisir, chasserait l’ennui, l’envelopperait
D’amour
dans des nuits étoilées où le sourire n’a d’égal
Que
le plaisir d’un contact sensuel et sincère.
Par
un après-midi ensoleillé, perdue dans des visions
Lointaines,
un valet vint annoncer une visite impromptue.
Toute
souriante, elle demanda qu’on introduise cette personne.
Qu’elle
fut sa surprise de voir apparaître devant elle
Un
jeune homme calqué en adonis. Il lui baisa les mains,
Se
présenta dans une voix chaleureuse, dans un langage
Digne
des grammairiens. Il lui confia qu’il avait acquit
Un
château récemment à quelques lieues d’ici et
Pour
l’instant, on en faisait la rénovation.
Douce
princesse , au regard aimanté, le scruta dans
Un
sourire immaculé. Après quelques
dialogues
De
politesse, elle l ‘invita , lui et sa suite, à venir
S’établir
au château. Un peu hésitant et quelque peu
Gêné
finit par accepter avec joie.
Les
jours s’écoulèrent dans un ravissement incroyable.
La
princesse s’acquitta bien de sa tâche d’hôte.
De
plus en plus, l’approche de deux êtres bénis
Du
ciel s’effectua pour débuter par des baisers
Discrets
à la volée et d’un soir où la froidure
Était
à l’honneur, le prince, aux pas menus
Et
silencieux, alla dans l’alcôve de sa princesse.
Une
communion de deux corps vint clore un désir tant souhaité.
L’entourage
en était enchanté, ravi d’un tel dénouement.
Les
lunes d’après furent un concert d’amour dans
Des
tonalités expressives et sans fin.
Un
mois s’écoula dans des jours splendides,
Dans
des heures harmonieuses, dans des minutes,
Des
secondes aveuglées d’un attachement solide.
Le
temps des réjouissances approchait à grands pas.
Un
peu embarrassée, elle lui annonça une nouvelle
Avec
tendresse et émotion. La vie serait comblée
D’une
troisième personne. Le prince ébahi lui fit
Une
étreinte de contemplation, d’affirmation.
Le
prince suivit sa « Belle » avec complaisance,
Accepta
toutes ses demandes les plus futiles.
Par
une nuit étoilée, d’un vent doux et caressant,
Le
mystère de la vie s’effectua dans une douceur
Incroyable.
Un nouveau-né s’ouvrait à la vie
Dans
des cris perçants et au plaisir de ce couple de rêve.
*
* *
Et
comment pensez-vous, on prénomma cet enfant
Respirant
de santé?
Ce
petit bonhomme agité dans une vie débordante d’amour.
D’un
parfait accord, on le baptisa : « Noël! »
N’est-ce
pas merveilleux?
Ainsi
se termina cette histoire dans le bonheur réel,
Dans
une existence entourée de soieries
Et
de magnificence.
André
Labrosse (Epervier)



|