 
Déesse printanière

Déesse
printanière qui longe les chemins
Parsemés
de fleurs sauvages. Ton visage
Dessine
l’esquisse d’une saison merveilleuse
Et
chaude. Ton corsage reflète une approche
Demandée,
une sentimentalité pour panser
Tes
plaies, tes chagrins d’un jour.
Cheveux
d’or, lèvres suaves, le gentilhomme
Ne
demande pas mieux de s’unir, de parcourir
À
grands pas le chemin de celle-ci.
Le
vent se réchauffe, calme les esprits
Quelque
peu accentués. L’amour flotte entre
Deux
sapins. Les nuages se cachent par
Discrétion.
Seul le soleil, un peu fureteur,
Scrute
de ses rayons ces êtres à l’appel
De
la fusion.
Le
vent se retire légèrement laissant aux pores
De
la peau la suffisance de l’esprit de
Respirer
à pleine gorgée la bonté de la nature.
Une
clairière, à l’abri des intrus, donne
L’espace
voulu à une création merveilleuse.
Le
cycle de la vie n’est pas perturbée
Par
la nonchalance d’un entourage médiocre.
Elle
se glisse sur les feuilles humides
Dans
une transparence voulue.
Sa
légère robe s ‘est volatilisée de son corps
Et
Monsieur de la noblesse en fait autant
Dans
un désir immense de saluer le printemps.
Un
silence voulu de cette nature profonde
Dans
l’honneur d’une naissance de l’humanité.
Tout
n’est que douceur dans l’art divin
D’une
action légitime.
Les
oiseaux chantent la gloire de cette union.
Le
vent frissonne légèrement la peau majestueuse
De
ces amants. La nuit accapare la fin de ces
Personnages
dans une volupté où l’amour
Sera
mémoire à la venue d’une autre
« naissance
printanière ».
André
(epervier)


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