
Automne
Des
feuilles rouges,
L’homme
rouge de colère,
Une
terre craintive.
Des
vents frisquets,
Un
décor dépouillé,
On
s’habille d’un pull.
Une
pluie froide,
Eloignement
de nos corps,
L’abri
de nos têtes.
Des
coloris discrets,
Epilogue
d’un paysage,
Bientôt
laideur d’une nature.
Dépouillement,
nudité incroyable.
L’effroi
dans un cœur transi.
Balai
effaçant la saison.
La
peau se cache vitement.
Un
feu, apaisement;
Respire,
soulagement.
Par
la fenêtre, désolation.
Des
pas rapides…
Silence,
on dort!
Un
feu chaleureux,
On
fixe les flammes :
Protection,
bienfait.
Des
bois à chauffage,
Vieilles
maisons tremblantes;
On
les réchauffe, apaisantes.
Des
squelettes partout!!!
Les
pas indécis
Et
on rentre vite chez soi.
Les
ruisseaux coulent
Dans
un bruit différent,
Crainte
d’une gelure.
Saison
qui réveille
Dans
un rythme constant,
Accueil
de l’hiver.
Dormons
péniblement
A
la chaleur de nos chaumières.
Soyons
un gros nounours.
Mon
regard de désolation,
On
voit à travers les arbres.
Je
m’éloigne dans l’écriture.
Le
tic-tac de l’horloge.
Tête
hâtive et déçue,
Une
chandelle qui s’éteint.
Etape
morose dans mon cœur,
Ma
plume se fige…
Mes
salutations et à bientôt !
André
Labrosse l'Epervier


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