PERDU

Je marche d’un pas rapide
Je cherche, je cherche
Je ne sais où je l’ai perdu.
Je regarde autour, j’observe
Rien je ne vois rien, où est – il ?
Jour et nuit jusqu’au bout du chemin
C’est le désert.

Je crie j'appelle mais mon cri est muet
Et l’appel est sourd.
Perdu quelque part mon temps
Reste introuvable.

Je cherche dans mes images
Je vois des visages sans âme
Je vois des cœurs sans flamme
Je ne vois toujours rien.

Puis soudain je vois des rêves
Sans lendemain
Qui ont pris tout mon temps.
Des rêves impossibles.

Puis des rêves inutiles
Qui ont pris en otage
Mon temps si précieux
Perdu tout ce temps à rêvasser
Ma vie.

Énaid
Mai / 2006
