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Tirer
avantage d'une situation
Il était une fois deux frères, Tham et Hiên.
À peine
avaient-ils atteint l'adolescence que leurs
parents
moururent. Ils laissaient aux deux frères la
maison des
ancêtres, simple mais spacieuse, quelques
champs, ainsi
qu'une parcelle de bois et une petite cabane.
Tham était cupide, avare et
orgueilleux. Hiên était
bon, serviable et généreux. Quand les deux frères
songèrent
à se marier, Tham chercha l'épouse la plus
riche possible,
tandis que Hiên chercha une épouse selon son
cour, douce
et aimante.
Sitôt les noces terminées,
Tham vint voir son frère
et lui dit : "maintenant que nous avons
chacun une épouse,
la maison est trop petite pour nous deux. Comme
je suis
l'aîné, il est normal qu'elle me revienne.
Mais je suis
généreux, et je ne te laisserai pas sans rien.
Tu prendras
donc la petite cabane et le lopin de terre qui
l'entoure.
Tu es travailleur, tu pourras aisément la réparer
et
exploiter ton champ. " Hiên baissa la tête
et alla parler
à sa femme.
La petite cabane était dans
un piteux état et la
minuscule parcelle était dure et rocailleuse.
Seul, tout
au bout du champ, trônait un carambolier
majestueux et
encore plein de vigueur malgré son âge. Ses
frondaisons
ombrageaient la cabane et, en le voyant, Hiên
songea qu'au
moins, les Dieux ne l'avaient pas abandonné.
Hiên et sa femme
travaillaient très dur mais ce qu'ils
gagnaient ne suffirait pas à nourrir une
famille, or la
jeune femme attendait son premier enfant. Un
soir que Hiên
désespérait, sa femme le tira par la manche
pour l'entraîner
dehors. " Regarde le carambolier, dit-elle.
Il croule sous
les fruits. Bientôt je pourrai les cueillir et
les vendre
au village. Il y a toujours de l'espoir. "
Mais le lendemain, alors
qu'il partait vers la forêt,
Hiên aperçut un grand oiseau au plumage de feu
qui était
posé sur l'arbre et qui piquait les caramboles.
" Bel oiseau,
tu devrais avoir pitié de nous. Ces caramboles
sont tout ce
qu'il nous reste, si tu nous les enlèves, nous
n'aurons plus
rien ! " Hiên ne savait pas que le bel
oiseau était le
légendaire Phénix. Aussi fut-il très surpris
quand l'oiseau
se tourna vers lui et lui répondit : " Je
ne serai pas un
ingrat, et vous serez largement récompensés
pour m'avoir
permis de picorer ces caramboles. Demande à ta
femme de
coudre un sac et revient me voir sur le
carambolier demain
matin. "
Le lendemain Hiên se tint
sous le carambolier, son sac
à la main. Il entendit un bruit de plumes, leva
la tête et
aperçut le phénix qui se régalait encore des
caramboles.
L'oiseau le prévint alors : " ouvre ton
sac et place-le
sous l'arbre ". Hiên obtempéra : au fur
et à mesure que
l'oiseau digérait les fruits, il lâchait dans
le sac des
pierres précieuses, des diamants et des pépites
d'or. Avant
même que le sac ne soit rempli, Hiên alerta le
Phénix :
" Arrête bel oiseau ! J'ai déjà bien
plus qu'il ne me faut
pour vivre. Je te remercie. Tu as été trop bon
pour moi. "
Le Phénix reconnut la
sagesse du jeune paysan et lui
dit alors : " Si à nouveau la misère
frappe à ta porte,
regarde ce carambolier et tu te souviendras que
le désespoir
n'est jamais complet, qu'il existe toujours une
solution cachée
et que je ne serai pas loin si tu as besoin de
moi. "
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Ce conte populaire recèle
une grande vérité : la richesse
n'est pas dans le nombre des numéraires, mais
dans la possibilité
de compter sur notre force, notre imagination,
notre intelligence,
notre créativité. Ces dons sont exploitables
à l'infini ! Pour
s'enrichir, il suffit de savoir tirer d'une
situation donnée
tous les avantages possibles.
Certes le carambolier est le
Phénix sont providentiels, mais
le bel oiseau n'a pas daigné parler au méchant
frère. C'est à Hiên
qu'il s'est adressé. Cela signifie que la
chance ne sourit qu'à
ceux qui entreprennent, qui sont courageux, persévérants,
confiants dans leur capacité de réussir et qui
ne rejettent pas
la responsabilité de leur situation sur le
Destin en accusant la
fatalité. (c)www.club-positif.com, 2004
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"Il y a 2 sortes de gens
sur terre : ceux qui trouvent
les moyens de réussir et ceux qui trouvent des
excuses à leur échec."
M. de Cornouardt
"Avoir le courage
d'entreprendre quelque chose est l'un des
principaux facteurs du succès."
James A. Worsham
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