Je t’aime

 

Le jour où je t’ai rencontré, je savais
Qu’un grand amour entre nous naîtrait.

Lorsque mon regard croisa tes yeux,

Mon cœur trouva un moment la sérénité.

Lorsque devant Dieu tu m’offris tes vœux

Tu n’imaginais pas que ce serait un adieu à la paix.

Tu m’as aimée, chérie, chouchoutée

Tu m’as donné trois beaux enfants

Je t’ai aimé, fait souffrir, chagriné

Et j’ai délaissé inconsciemment mes enfants.

Tu  m’as donné l’amour, la tendresse

Je t’ai refusé les câlins, les caresses.

Blessée et enfermée dans mon silence

Mon corps cachait ses souffrances.

Balancée entre l'amour et la haine

J’aurais voulu te parler sans gêne.

Alors angoissée, dans l’alcool j’ai versé

Car mon passé je voulais l’oublier.

Puis un jour, la dépression prit le relais

Mais pas assez maligne pour tuer l’abcès.

J’ai voulu fuir, partir à tout jamais

larmes tendrement tu as séchées

Cependant vers toi Dieu m’a reconduit.

Enfin, ma grande blessure (viol) j’ai livrée

En toute confiance, de mon frère je t’ai parlé

Mon cœur s’est bravement dévoilé

Avec compassion, tes bras m’ont entourée.

Aujourd’hui, je remercie généreusement  Dieu,

Car tu as failli me faire amèrement tes adieux.

Hier, en affrontant tristement la maladie

Tu as lutté avec courage pour retrouver la vie.

Aujourd’hui, je te donne bonnement mon amour

Alors que toi, tu retrouves sagement ton humour.

Avec douceur, je t’entoure de caresses

Dans un geste de pardon, tu rejettes ta tristesse.

Tous les deux, nous partirons demain

Heureux et heureuse d’une nouvelle vie

Remplie de rires de bambin

Car notre fille va réellement donner la vie.

 

Je te remercie sincèrement de ta grande patience

De ta volonté à adoucir mes souffrances

Je suis fièrement contente d’avoir été à tes côtés

Pour surmonter la douleur de ton cancer

J’ai toujours cru et je crois encore à ta réalité

Car je savais que tu vaincrais ton adversaire.

Merci pour tout ce que tu es
Sur ma route, tu es réconfort et bienfait.

(Jolindienne)

            

 

 

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