Je
t’aime…
Le
jour où je t’ai rencontré, je
savais
Qu’un grand amour entre nous naîtrait.
Lorsque
mon regard croisa tes yeux,
Mon
cœur trouva un moment la sérénité.
Lorsque
devant Dieu tu m’offris tes vœux
Tu
n’imaginais pas que ce serait un
adieu à la paix.
Tu
m’as aimée, chérie, chouchoutée
Tu
m’as donné trois beaux enfants
Je
t’ai aimé, fait souffrir,
chagriné
Et
j’ai délaissé inconsciemment
mes enfants.
Tu
m’as donné l’amour, la
tendresse
Je
t’ai refusé les câlins, les
caresses.
Blessée
et enfermée dans mon silence
Mon
corps cachait ses souffrances.
Balancée
entre l'amour et la haine
J’aurais
voulu te parler sans gêne.
Alors
angoissée, dans l’alcool j’ai
versé
Car
mon passé je voulais l’oublier.
Puis
un jour, la dépression prit le
relais
Mais
pas assez maligne pour tuer
l’abcès.
J’ai
voulu fuir, partir à tout jamais
larmes tendrement tu as séchées
Cependant
vers toi Dieu m’a reconduit.
Enfin,
ma grande blessure (viol) j’ai
livrée
En
toute confiance, de mon frère je
t’ai parlé
Mon
cœur s’est bravement dévoilé
Avec
compassion, tes bras m’ont
entourée.
Aujourd’hui,
je remercie généreusement Dieu,
Car
tu as failli me faire amèrement
tes adieux.
Hier,
en affrontant tristement la
maladie
Tu
as lutté avec courage pour
retrouver la vie.
Aujourd’hui,
je te donne bonnement mon amour
Alors
que toi, tu retrouves sagement ton
humour.
Avec
douceur, je t’entoure de
caresses
Dans
un geste de pardon, tu rejettes ta
tristesse.
Tous
les deux, nous partirons demain
Heureux
et heureuse d’une nouvelle vie
Remplie
de rires de bambin
Car
notre fille va réellement donner
la vie.
Je
te remercie sincèrement de ta
grande patience
De
ta volonté à adoucir mes
souffrances
Je
suis fièrement contente d’avoir
été à tes côtés
Pour
surmonter la douleur de ton cancer
J’ai
toujours cru et je crois encore à
ta réalité
Car
je savais que tu vaincrais ton
adversaire.
Merci
pour tout ce que tu es
Sur ma route, tu es réconfort et
bienfait.
(Jolindienne)

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