
Épître de Marguerite NO 28
Mon bien-aimé Jésus
Excuse-moi Jésus, je sais que tu vas me trouver fatigante, mais c'est plus fort que moi, j'ai encore une question à te poser. Dis-moi, pourquoi ne te voit-on jamais rire ni sourire?
Car, à travers tes déceptions et tes souffrances, je suis sûre que tu ne regrettes rien. Il y a sans aucun doute des moments dans ta vie où tu devrais être très heureux, non?
Quand par exemple, tu envoyais tes apôtres en mission proclamer la bonne nouvelle d'un Dieu amour et non vengeur, et qu'ils revenaient tout joyeux et fiers de leurs succès; ou encore, quand un de ces derniers racontait quelque histoire drôle ou cocasse! Toi qui sais si bien écouter, je t'entends rire, et même aux éclats, tant tu ne pouvais contenir la gaieté qui t'habitait.
Et quand les enfants couraient pour se blottir tout contre toi, avec quelle joyeuse tendresse tu les accueillais! À ceux qui voulaient les empêcher, tu disais: " Laissez venir à moi les petits enfants!" Je vois ton visage s'illuminer et se parer d'un sourire plein d'amour. Comme tu les aimes, les petits enfants! Tu nous recommandes même de devenir comme eux.
À travers le temps et l'espace, j'entends encore l'écho de tes rires et cela me met le coeur en fête.
Pour ce soir, je t'envoie mon plus beau sourire.
Marguerite.